Développé avec Berta.me

  1. Le collectif

    Issus des Beaux-Arts de Paris, c’est par l’intermédiaire de la sculpture que nous nous sommes rencontrés. Aujourd’hui, nous sommes un collectif. Intitulé CELLA, il met en évidence la place que nous accordons à l’espace dans nos travaux respectifs puisque la cella définit la partie close à l’intérieur des temples étrusques.
    Nos pratiques convergent donc vers un intérêt commun pour l’espace. L’espace est abordé comme un milieu : il peut être une étendue ou une por tion, dans lequel se situe l’ensemble de nos perceptions. De ce fait, il est intimement relié au temps, un temps long inscrit dans la matière même de l’œuvre ou comme maitre d’œuvre, créateur de formes autonomes dont l’érosion est sa main.
    Quels que soit les matériaux avec lesquels nous travaillons, il y a dans nos recherches une véritable volonté de rupture avec le modèle hylémorphique dans lequel, des formes issues de l’esprit seraient imposées à une matière du monde extérieur. En effet, nous nous inscrivons dans la même lignée que Deleuze et Guattari en défendant l’idée que la matière est mouvement, flux et variation. L’artiste n’impose plus une forme préconçue à une substance matérielle brute, mais dessine ou délivre les potentialités immanentes d’un monde en devenir. Comprendre ce qu’un matériau est capable de faire, comprendre comment se mettre en correspondance avec lui, c’est aborder le travail de la main et à for tiori le « faire », tel que Tim Ingold le définit : « penser le faire d’un point de vue longitudinal, comme la confluence de forces et de matières, et non plus latéralement, comme la transposition d’une image sur un objet, c’est concevoir la génération de la forme, ou la morphogenèse, comme un processus. »

  2. Contact

    collectif.cella@gmail.com